LE JOURNAL QUI RACONTE DES SALADES

Extrait d’une feuille de chou

« Nous avions déjà à Sète, ces fameux Verts Pastèques. Vous savez, ces écologistes autrefois associés à la municipalité communiste qui s’accommodait si bien de mâchefers polluants entreposés sur la carrière du Ramassis » peut-on lire sous la plume d’un spécialiste patenté de la vérité si je mens….

Cultiver l’authentique !

Si l’on admet qu’en période électorale, les candidats cultivent l’art de développer des arguments contraires à ceux de leurs adversaires, il convient cependant de ne pas tromper les électeurs en trahissant la vérité. Comment ? Mais c’est tout simple, il suffit dans ce cas précis par exemple d’énoncer la chronologie des évènements, et de rendre à César ce qui lui appartient. Les vaches seront ainsi bien gardées (campagne oblige !) et chacun devra assumer ses responsabilités.

Quand donc peut-on accorder crédit à ce que dit

François Commeinhes ?

Quand il déclarait dans Midi Libre du 29 Mai 2005 que « rien n’avait été fait depuis la mise en demeure du Préfet, en octobre 1996, à François Liberti » ? concernant le traitement des mâchefers.

Ou au contraire lorsqu’il rappelait en Conseil de Communauté d’Agglomération du 21 Mai 2003 que : « plusieurs études avaient été menées en 1997 et 1998, retenant le principe d’une réhabilitation par confinement » ?

La réponse en quelques dates 

Juillet 1995 

Francis Crouzet, Conseiller Général, et Adjoint au Maire d’Yves Marchand, ordonne le dépôt des mâchefers de l’usine d’incinération des ordures ménagères sur le site de la Carrière.

Octobre 1996

Le Préfet adresse un arrêté demandant la cessation des dépôts, à François Liberti, élu Maire depuis peu et héritant la situation.

Décembre 1996

Le Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples (SIVOM), sous la Présidence de François Liberti, désigne un hydrogéologue agréé, met en place le projet de confinement, et lance une mission de recherche des pollutions générées par ces dépôts.

Juillet 1997 et Février 1998

Les rapports d’expertise concluent à l’innocuité des mâchefers entreposés et avalisent le confinement in situ.

Fin 1997 : Réalisation d’une plate-forme de recyclage selon les normes en vigueur, afin de traiter les gros matériaux abandonnés sur place après la faillite de l’entreprise de concassage.

De Janvier à Juillet 1999 : Consultation de tous les services de l’Etat, et présentation d’un avant-projet de réhabilitation de la Carrière dans le cadre de la protection des eaux souterraines.

De Février à Avril 2000 : Lancement de la consultation pour la réalisation des travaux.

Début 2001 : Tout est prêt pour la réalisation d’une plaine de loisirs à vocation publique.

Mars 2001 : Election de François Commeinhes à la Mairie.

Janvier 2002 : Abandon définitif du projet environnemental.

Février 2003 : L’urbanisation du site est votée par la majorité municipale, et la carrière est désormais livrée à la promotion immobilière.

Mars 2014 : L’ordonnateur du dépôt des mâchefers sur la carrière en personne, Monsieur Francis Crouzet, s’inscrit comme soutien à la candidature de François Commeinhes.

************

2 commentaires pour LE JOURNAL QUI RACONTE DES SALADES

  1. godardmichelle dit :

    Et vlan, jouer « à la vérité si je mens », ne vous réussi pas l’équipe Commheines, Le boum rang vous connaissez, ça pardonne pas.

  2. puissance2014 dit :

    La bave du crapaud n’atteint pas les blanches colombes……..
    Quand un billet d’humeur devient un torchon de contre-vérités, les auteurs sont des imposteurs ! C’est d’autant plus grave que ce torchon est dans le journal des sétois…….
    « Des Verts pastèques, qui s’accommodaient des mâchefers… »
    La réalité est tout autre et Midi-libre en a fait plusieurs fois l’écho :
    1992 : réalisation de l’incinérateur des ordures ménagères par la municipalité Marchand. Les mâchefers issus de l’incinération (1/3des tonnages) étaient stockés à côté de l’usine par une entreprise qui a fait faillite.Le conseiller municipal chargé de l’environnement , mr Crouzet ordonna de stocker ces mâchefers à la carrière de Ramassis qui servait d’entrepôt à une entreprise de travaux publics. Mr Pietrasenta propose de les mettre sur le site COGEMA de Lodève (midi libre du 18 oct 96)
    En 1996, 3 mois après l’élection de mr Liberti , le préfet « découvre » ces dépôts illicites et ordonne d’y mettre fin.( Arrêté n°96-1-27-11) et ordonne à la mairie d’y mettre fin avant le 31 /12/ 96  et de les recouvrir d’une protection imperméable pour éviter la pollution des sols par les eaux pluviales..
    Une plateforme de traitements des mâchefers a été réalisée près de l’incinérateur en 8 mois, et un APS a été fait par ANTEA avec l’agrément d’un hydrogéologue pour le confinement des mâchefers stockés depuis 5 ans dans la carrière de ramassis.Le projet consistait à combler en partie la carrière et créer un complexe multi sports et parcours santé en connexion avec les Pierres Blanches.
    En Parallèle les élus Verts de la municipalité Liberti , ont mis en place 59 points d’apports volontaires pour favoriser le tri des déchets recyclables et diminuer les tonnages d’ordures à l’incinérateur et donc moins de mâchefers polluants.(Et embauche de 5 ambassadeurs du tri)
    Quand mr Commeinhes est arrivé en mairie ,il fait voter la délibération du 20 février 2003 qui adopte une convention publique d’aménagement de la carrière de Ramassis…..mais les mâchefers déposés sont plus que gênants !!! Alors la municipalité les enlève et en dépose au triangle de Villeroy, et même sur l’ancienne décharge de Poussan ! voir midi libre du 3 mars 2005. Une association « Sète environnement » avec mme Caramel avait suivit les camions et l’a dénoncé à plusieurs reprises dans votre journal et écrit au doyen des juges d’instruction.
    Débarrassée de ces mâchefers, la municipalité Commeinhes a vendu la carrière aux promoteurs …. On connait la suite ……….
    En conclusion :- La municipalité Marchand, a stocké des mâchefers pollués dans la carrière de Ramassis,la municipalité Commeinhes les a « éparpillés » pour en faire un terrain constructible , les Verts et la municipalité Liberti ont réparé les dégâts….
    Et c’est tout à fait le contraire qui est écrit sur le journal des sétois, avec beaucoup de malveillance pour tromper volontairement les sétois et surtout les nouveaux sétois pendant cette campagne municipale.
    La bave du crapaud n’atteint pas les blanches colombes……….. Europe Ecologie les Verts

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