Plus d’un millier d’élèves sétois concernés.

La mobilisation est forte chez les parents d’élèves de l’école Paul Bert ainsi que de la cité scolaire Paul Valéry.

Ils ont décidé de porter ensemble leurs revendications et de « s’inviter » lors du conseil municipal du 29 mars 2016, afin d’intervenir auprès des élus municipaux et plus particulièrement du Sénateur-Maire F.Commeinhes.

Conseil municipal du 29 mars

Intervention des enseignants, parents et élèves de la cité scolaire Paul Valéry et de l’école élémentaire Paul Bert.

Ce sont deux établissements historiques de Sète qui tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme, Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux. Deux établissements d’enseignement public, dont les équipes pédagogiques, les parents et les élèves sont présents ici, ce soir, pour vous alerter et, si besoin était, vous faire prendre conscience de ce qui est en train de se jouer. Entre l’école élémentaire Paul Bert et le lycée Paul Valéry, outre la proximité géographique, leur implantation historique dans le cœur de Sète et leur valeur symbolique, il y a bien une communauté de destins.

D’un côté, une école publique dont la richesse est aussi sa fragilité : une formidable mixité sociale, un équilibre patiemment bâti et entretenu par des enseignants engagés et par des parents qui ont compris la chance, que représentait pour leurs enfants, l’immersion au sein de cette mosaïque sociale, culturelle et économique. Mais un équilibre qui tient aussi largement aux moyens dont disposait l’école Paul Bert et à la motivation des enseignants. Motivation que, lentement, l’avalanche de mauvaises nouvelles contribue à saper.

Monsieur le sénateur-maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, Monsieur le député, vous n’êtes pas sans savoir que l’école Paul Bert a été exclue, lors de la rentrée 2015, du réseau d’éducation prioritaire, à cause d’une nouvelle répartition des moyens, décidée par le ministère de l’éducation nationale et censée « bénéficier aux territoires qui en ont le plus besoin ». Manifestement, les enquêteurs du ministère ont survolé Sète un peu rapidement et oublié d’aller faire un tour dans les écoles du centre-ville. Conséquence de cette décision injuste et injustifiée, qui fait la preuve d’une totale méconnaissance de la réalité sétoise, a été décidée, il y a quelques semaines, la fermeture d’une classe à la prochaine rentrée, décision qui ne tient, notamment, absolument pas compte des élèves scolarisés en Ulis, à Paul Bert. Ces enfants qui nécessitent un accompagnement particulier seront désormais inclus dans les classes ordinaires. C’est un progrès pour eux mais comment assurer leur inclusion si on ne donne pas aux professeurs les moyens de leur consacrer du temps ? A Paul Bert, ce sera une mission impossible dès lors que l’effectif flirtera avec les 25 élèves par classe. Autre conséquence de cette exclusion de l’éducation prioritaire, nous venons d’apprendre que la décharge complète de direction, prolongée l’année dernière, sera supprimée à la rentrée 2016.

Monsieur le maire, il est temps, il est urgent de donner un signal fort de votre soutien à l’enseignement public, laïc et gratuit. Un engagement dont le lycée Paul-Valéry a lui aussi un besoin crucial : faute d’une vraie cantine, faute d’une sectorisation et d’une desserte des bus adaptée aux horaires d’entrée et sortie des cours, entre autres, l’établissement a perdu de son dynamisme. Dans le même temps, et dans le contexte d’une forte augmentation de la part communale des impôts locaux, votre municipalité facilite l’extension de l’enseignement privé grâce à la mise à disposition d’un bâtiment communal dans des conditions très avantageuses.

Monsieur le sénateur-maire, en tant qu’élu de la République, vous devez être le garant et le promoteur d’un enseignement public de qualité, ouvert à tous. Les parents et enseignants ont d’ores et déjà été reçus au rectorat et par le conseil départemental, et nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous au conseil régional. Maintenant, nous attendons de vous plusieurs engagements :

1 – Nous demandons votre intervention, dans un premier temps, auprès des services du rectorat pour qu’ils reviennent sur la suppression de classe et la réduction de décharge du directeur de l’école Paul Bert.

Puis, dans un deuxième temps, nous demandons que vous leur fournissiez des éléments chiffrés et tirés de la réalité du terrain qui permettront de démontrer que l’exclusion des écoles du centre ville de l’éducation prioritaire est une aberration. Il est urgent de redonner à ces établissements les moyens de remplir leur mission. Il est étonnant de constater qu’une commune de la taille de la ville de Sète, qui a la chance de compter au sein de son conseil municipal un sénateur et un député, soit autant malmenée par les pouvoirs publics !

2 – Nous demandons également que vous preniez les mesures nécessaires en termes d’infrastructures afin que la cité scolaire Paul Valéry soit enfin dotée d’une cantine digne de ce nom. Il existe sans nul doute des biens communaux proches de la cité scolaire pouvant être consacrés à ce projet. Qu’en est-il du déménagement des Beaux Arts, par exemple ? Ou de l’ancien bâtiment abritant le bureau d’hygiène communal ? De même, nous vous demandons d’intervenir au sein de Thau agglo afin que soit revue et mise en cohérence, avec les horaires de la cité scolaire, la desserte des bus, dans le cadre d’une concertation avec toutes les parties concernées, parents et enseignants notamment.

La cité scolaire Paul-Valéry, forte de sa rénovation dont le coût : 14 millions d’euros a été financé par la Région et de son gros millier d’élèves, mérite à l’évidence plus d’attention de votre part.

« Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance. » Abraham Lincoln

 

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Un commentaire pour Plus d’un millier d’élèves sétois concernés.

  1. Patrick Hérubel dit :

    Les réponses qui nous ont été données ne sont pas satisfaisantes pour l’instant.
    Concernant les questions relatives à Paul Valéry le maire s’est contenté de botter en touche en renvoyant la délégation vers les Conseil Départemental (dont dépend le collège) et Conseil Régional (dont dépend le lycée) alors que nous lui parlions de la cession d’un terrain communal aux fins de la création d’une cantine!
    Bref, c’est pas moi, c’est l’autre….

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