Conseil Municipal du 27 avril 2015, comme si vous y étiez…

collegevictorhugoANCIEN COLLEGE VICTOR HUGO

Intervention de Jean-Luc Bou

Dans cette affaire il y aura eu un véritable déni de démocratie.

Sur la forme : les élus et le conseil municipal n’ont eu connaissance de ce dossier que le 16 mars dernier à travers un article de presse.

Ce qui était présenté comme une proposition de campagne électorale nous revient aujourd’hui sous la forme d’une délibération au caractère irréversible et tout le projet semble déjà bien ficelé. Ni les élus, ni la population n’ont pu en débattre. Je constate d’ailleurs que le Maire n’a toujours pas répondu à ma lettre du 15 avril à ce sujet.

Sur le fond : une nouvelle fois, on brade un fleuron du patrimoine municipal. La technique est toujours identique. On le laisse à l’abandon pendant une décennie et puis on déclare qu’il n’est plus possible de le réhabiliter, les coûts seraient trop élevés. On le laisse au privé. Pourtant les projets alternatifs au niveau éducatif et culturel n’ont pas manqué durant ces dix années : conservatoire, maison des associations, résidences d’artistes, proximité immédiate du théâtre etc… rien ne peut excuser votre immobilisme. Votre manque de volonté de préserver ce bâtiment est manifeste.

Si de tels projets avaient vu le jour, on aurait alors pu entendre votre argumentation sur la nécessité de redonner vie à ce quartier.

Au lieu de quoi, on offre un lieu emblématique de par son histoire, son architecture, sa localisation, sa superficie à une entreprise privée d’enseignement confessionnel fût-elle sous contrat.

On aurait pu l’entendre s’il s’était agi d’un relogement provisoire en attendant que le dit établissement confessionnel trouve une alternative immobilière. On en est très loin : on parle d’un transfert pur et simple « qui va désengorger le centre ville ».

Il s’agit en fait d’une aide matérielle substantielle au développement d’une entreprise privée d’enseignement confessionnel ce qui est contraire à la décision du Conseil Constitutionnel du 13 janvier 1994, au Code de l’Education et au Code des Collectivités territoriales en la matière.

Quel contraste avec l’attitude de votre majorité qui n’a pas bougé, au-delà d’une simple motion de principe, quand les gouvernements de la présidence Sarkozy ont supprimé 115 postes d’enseignants dans les établissements scolaires publics de la seule ville de Sète !

Quel contraste encore quand vous laissez se dégrader les écoles publiques de la ville !

Vous faites preuve de beaucoup de légèreté dans un pays qui reste une république laïque et dans laquelle les relations avec l’enseignement confessionnel mériteraient un peu plus de gravité.

Au nom du groupe Puissance Sète Le Rassemblement, je vous demande de retirer cette délibération de l’ordre du jour du Conseil municipal.

Pétition « gardons le collège Victor Hugo dans le patrimoine sétois

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A propos puissance2014

Collectif de campagne " Avec François LIBERTI, Puissance SETE, Décidons ensemble"
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2 commentaires pour Conseil Municipal du 27 avril 2015, comme si vous y étiez…

  1. Jean Luc Bou dit :

    Réponse à Madame Catherine Maraval adjointe en charge de l’enseignement privé.
    Madame Maraval, il est surprenant d’entendre dans vos propos parler de « promotion immobilière ». Vous parez là une attaque que vous attendiez peut-être mais que je n’ai pas portée. Jean-Luc Bou ni le reste de l’opposition n’a jamais parlé de promotion immobilière dans cette affaire. Par contre la virulence de votre défense me laisse dubitatif et j’en viens à me demander si, pour le coup, il n’y a pas anguille sous roche.
    Monsieur le Maire parle d’un apport de 750 élèves dans le quartier. Vous d’un transfert de quelques classes : 200 lycéens et 100 écoliers de Saint-Pierre qui resterait ainsi une école de quartier (ce qui ne désengorgerait en rien le centre ville pas plus qu’ils n’apporteraient de la vie au quartier puisqu’ils y sont déjà). Quel est le vrai projet de ce bail à construction ? Où est la vérité ?
    Quant à votre minable petite attaque sur les « Diktats communistes » permettez-moi de vous signaler que ce que je vous ai lu n’était pas « le petit livre rouge » mais une décision du Conseil Constitutionnel reprise dans le code de l’Education et dans le code des collectivités territoriales.
    Notre République reste laïque et sous le régime de la séparation des églises et de l’Etat. Cette République je la revendique comme je revendique l’héritage des pères fondateurs de l’école publique : Jules Ferry, Camille Sée, René Goblet, Pauline Kergomard, Ferdinand Buisson, Jean Macé, Emile Combes, Jean Zay etc…vous remarquerez qu’il n’y a pas un seul communiste dans cette liste.
    De même que, dans mon engagement partisan, mon parti reste en matière scolaire fidèle à la décision prise par la SFIO de Jean Jaurès au congrès de Saint-Quentin en 1911. Il ne vous échappera pas que le parti communiste n’existait pas encore.
    Vous devriez être un peu plus attentive à mes propos et lire un peu plus, ça vous éviterait de dire des âneries en conseil municipal.
    Jean-Luc Bou

  2. Jean Luc Bou dit :

    Réponse à madame Aubert : opposition bleu marine (Front National).

    Dans votre virulente entreprise de démolition de l’école publique vous manquez de chance ou de discernement.
    Les évaluations annuelles des établissements scolaires viennent de tomber.
    Elles sont consultables sur le site de l’Académie et la presse locale les a publiées tout récemment. On y évalue la capacité des établissements à apporter un plus dans les résultats obtenus par rapport aux résultats attendus. Il se trouve que cette année, l’établissement qui arrive en tête à Sète est le lycée Joliot-Curie. Lycée public dans lequel je travaille depuis vingt ans en compagnie de Madame De Grave adjointe aux finances de Monsieur Commeinhes. Je peux vous garantir qu’elle n’a rien d’une dangereuse gauchiste et pourtant on s’entend bien.
    Par contre, si j’ai cité mes références historiques en terme d’éducation, votre discours laisse transparaître quelles sont les vôtres en la matière : Adolphe Thiers qui traitait les instituteurs : « d’affreux petits rhéteurs de village » et dont le but était clairement énoncé : « Je veux rendre toute-puissante l’influence du clergé » pour conclure que : « Un peuple instruit est un peuple ingouvernable ». Pétain fera les mêmes choix pour les mêmes raisons dès 1940.

    Le Maire ayant mis un terme au débat, Madame Aubert estimant qu’elle n’avait pas pu répondre à mes insultes a quitté la salle.
    Je vous livre les propos, chacun pourra juger s’ils sont insultants.

    Jean-Luc Bou

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