Eau potable, mais facture indigeste…

MIDI LIBRE   

Mercredi 9 Juillet

Eau potable : il y a du neuf dans les tuyaux à Sète


Eau potable : il y a du neuf dans les tuyaux à Sète Il a fallu introduire un tube à l’intérieur de chacune des deux canalisations.

DR
Quai Pasteur, on a poursuivi la réhabilitation de la conduite principale allant du quai des Moulins à la Caraussane.
Depuis un mois, et jusqu’à la fin de la semaine, engins et ouvriers s’activent quai Pasteur. Un chantier de plus, se dit-on furtivement, avant de passer son chemin. Celui-ci, pourtant, mérite que l’on s’y attarde un peu. Pour plusieurs raisons.
  1. Le cordon ombilical de l’eau potable de Sète. Les travaux consistent à réhabiliter – et non à remplacer – les deux conduites parallèles (de 325 mm) du réseau primaire d’alimentation d’eau potable de Sète. Elles relient la station du quai des Moulins – qui traite l’eau provenant de la source d’Issanka – au réservoir de la Caraussane, le principal de la ville (il y en a cinq) avec ses 8 000 m3 . Chaque année, 3 780 000 m3 d’eau transitent par ces canalisations. On comprend donc pourquoi elles nécessitent une attention particulière. D’autant que durant ces trois dernières années, elles ont “pété” par deux fois, l’eau sous pression creusant alors d’importants cratères souterrains sous l’avenue Victor-Hugo et l’impasse Gaffinel.
  2. Un chantier inédit. Au lieu de changer purement et simplement les conduites, la Ville a décidé de faire appel à une technique déjà utilisée pour les réseaux d’eaux usées (avec des matériaux différents) mais inédite concernant ceux de son eau potable. Il s’agit d’introduire à l’intérieur de chacune des deux canalisations un tube PEHD (polyéthylène haute densité), préalablement plié en forme de U, puis enroulé sur un dévidoir. Pour le mettre en place, il suffit de créer des fosses d’insertion et de tirage le long du tronçon. Ce qui évite, contrairement à un chantier “classique”, d’ouvrir des tranchées, avec toutes les contraintes et les nuisances (poussière, bruit des camions…) que cela suppose. Les canalisations existantes, en fonte, sont ainsi reconverties en gaines. Autre avantage, encore plus conséquent : les travaux nécessitent beaucoup moins de temps. Et donc d’argent.
  3. Un kilomètre par tronçon. Quai Pasteur, on en est à la deuxième phase de la réhabilitation de conduite principale d’adduction. La partie allant du quai de Bosc (à hauteur du pont Virla) au réservoir de la Caraussane avait en effet déjà été exécutée lors de la réfection de la rue Montmorency. Après le quai Pasteur, ce sera le tour de la rue Longuyon, l’année prochaine. Restera ensuite le tronçon quai Maillol-quai des Moulins. Au total, environ 1 km de canalisations aura fait peau neuve. Sans que l’approvisionnement soit interrompu, puisque, rappelons-le, il y a deux conduites parallèles : tandis que l’on s’occupe de l’une, l’autre reste en service.

C’est la Ville qui paye, pas Véolia

Il en coûtera 294 000 € TTC pour la tranche ferme, quai Pasteur, et près de 400 000 € TTC pour la prochaine tranche, conditionnelle, rue Longuyon. Le tout prélevé sur le budget municipal. La réhabilitation de la conduite principale fait en effet partie des opérations entièrement prises en charge par la Ville, comme le remplacement des canalisations en plomb et tous les travaux structurels effectués sur le réseau d’adduction d’eau potable, qui couvre 248 km. À charge ensuite pour le fermier, Véolia, de veiller à son bon fonctionnement, de l’entretenir, de renouveler les pompes et les vannes…

Vers une mutualisation du réseau au sein de Thau agglo en 2016 ?

C’est en 2016 qu’arrive à échéance le contrat d’affermage signé en 1985 entre la Ville – au temps d’Yves Marchand – et la Générale des eaux, devenue Véolia. Mais « d’ici la fin de l’année, nous aurons pris notre décision pour la suite, annonce Jean-Claude Gros, conseiller municipal. Il y a plusieurs options : soit relancer le marché, soit passer en régie, soit mutualiser en transférant la délégation de compétences de l’eau à Thau agglo. Personnellement, je suis favorable à cette hypothèse qui devrait permettre de diminuer les coûts puisqu’il y aurait plusieurs utilisateurs ». À Sète, les deux-tiers de l’eau qui arrive dans les robinets proviennent de la source d’Issanka, le reste étant fourni par le Syndicat du Bas-Languedoc.
M.C

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Du neuf dans les tuyaux ? Hélas pas vraiment !

A quelques mois de l’échéance du contrat passé en 1985 sous la municipalité Marchand, prolongé en 1990 par avenant jusqu’en 2016 avec l’entreprise Véolia, engager près de 700 000 euros de travaux sur l’argent du contribuable pour « pétasser » en quelque sorte de vieilles  canalisations  relève de la plus grande impéritie!

Pourquoi donc ne pas avoir plutôt renégocié les termes du contrat en cette fin de délégation, notamment en ce qui concerne l’entretien du réseau, comme le réclament depuis plusieurs années les Elus de l’opposition municipale, afin de le faire prendre en charge par le fermier? D’autant plus que l’usager s’acquitte déjà d’une taxe sur sa facture, destinée à l’Agence de l’Eau pour subventionner les travaux d’entretien!

Les Elus de Puissance Sète Le Rassemblement

 

 




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Collectif de campagne " Avec François LIBERTI, Puissance SETE, Décidons ensemble"
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